Les menaces

Aujourd’hui, la biodiversité est en grand danger. Selon les Nations Unies, nous sommes entrés dans « la sixième grande crise d’extinction massive des espèces », probablement la plus importante de notre histoire avec un rythme de disparition des espèces de 1 000 à 10 000 fois supérieur au taux moyen observé au cours de l’évolution de la Terre.

 

On estime à 10 millions le nombre d’espèces (hors virus et bactéries) existantes, avec seulement 1,4 million d’identifiées. Au rythme actuel de disparition, il est reconnu que de nombreuses espèces disparaissent avant même qu’elles ne soient découvertes. Selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), 23% des espèces de mammifères, 12% des oiseaux, 42% des tortues et 32% des amphibiens sont menacés d’extinction !

 

Incontestablement, le plus grand responsable de cette situation est Homo sapiens ! Les quatre principales causes de l’érosion de la biodiversité sont les suivantes :

  • la destruction, la dégradation et la fragmentation des écosystèmes. Le développement de l’agriculture, la déforestation, l’exploitation minière, l’urbanisation, la pollution ont pour conséquence d’altérer et de fragmenter l’habitat naturel des espèces animales et végétales.
  • la surexploitation des espèces. La pêche industrielle, l’exploitation excessive de bois ou le commerce illégal d’espèces menacées sont des exemples d’activités humaines qui, lorsqu’elles ne sont pas raisonnées durablement ont pour conséquence l’épuisement des ressources et la disparition des espèces.
  • la diffusion d’espèces invasives. La mondialisation entraîne la multiplication des échanges à l’échelle planétaire. Elle facilite aussi le déplacement d’espèces entre les continents. Or, une espèce exotique introduite dans un nouvel écosystème peut avoir des conséquences dramatiques. Par exemple, la renouée du Japon se développe sur les berges de nos ruisseaux aux dépens des espèces végétales locales. 
  • le changement climatique. En utilisant les sources d’énergies fossiles, l’homme est responsable du rejet de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, eux-mêmes responsables de son réchauffement. En réponse à ce changement de température, des espèces se déplacent, d’autres se multiplient et d’autres disparaissent. La fragmentation des écosystèmes rend souvent impossible le déplacement des espèces et accélère ainsi leur disparition.

Environ 3,5 milliards d’années d’évolution ont été nécessaires à la création de la vie sous sa forme actuelle. L’homme, qui lui n’est apparu qu’il y a environ 200 000 ans, a engendré une crise planétaire de la biodiversité en quelques décennies !

 

Pour autant, l’homme fait partie de la biodiversité. Il lui revient donc de soutenir toutes les actions qui contribuent à maintenir les équilibres que son activité menace.

 

Combien coûte la dégradation de la biodiversité ?

En mai 2008, l’économiste indien Pavan Sukhdev avait conclu que l’érosion de la biodiversité coûtait déjà entre 1.350 et 3.100 milliards d’euros par an.