Que faut-il retenir de la COP 22, un an après l’accord de Paris ?

Un temps record. 100 pays, qui représentent plus de deux tiers des émissions de gaz à effet serre, ont d’ores et déjà signé l’accord de Paris. Suite au succès de la COP 21 et de l’accord qui en a découlé, la COP 22 s’est ouverte le 7 novembre 2016 et s’est terminé vendredi 18 novembre 2016. Un symbole fort pour le continent africain, où les enjeux climatiques et biodiversité sont particulièrement liés.

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La 22e conférence des Nations Unies sur le changement climatique avait pour objectif de permettre la mise en œuvre des décisions prises à Paris en définissant des actions concrètes pour la protection des pays du Sud, et en particulier l’Afrique. C’est la Conférence pour la Mise en œuvre de l’Accord de Paris, la CMA, mise en place après l’accord de Paris, qui était en charge d’instaurer les futures règles du jeu, alors que les différends entre les pays développés et plus pauvres semblaient persister. Il s’agissait également de faire le point sur les engagements volontaires de chacun, pris pour lutter contre le réchauffement climatique et pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. La question du financement a été aussi au cœur des débats.

Afin de soutenir les économies littorales et de l’océan en Afrique et de renforcer la résiliences des zones côtières face au réchauffement climatique, des fonds de la FAO, de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement seront mobilisés à hauteur de 3,5 milliards de dollars entre 2017 et 2020.

Sur cette même période, pour renforcer la résilience des communautés côtières et promouvoir les pratiques de pêche et d’aquaculture durable sur le continent africain, le pays hôte de la COP 22, le Maroc, a lancé son initiative : Ceinture bleue.

En parallèle, une feuille de route dite « stratégique » pour des mesures en faveur des océans et du climat de 2016 à 2021 a été rédigée par les partenaires de la COP 22. 6 domaines majeurs y sont portés :
– le rôle des océans dans la régulation du climat
– l’atténuation
– l’adaptation
– les déplacements humains
– le financement
– le renforcement des capacités

Enfin, le Maroc et l’Allemagne co-président un nouveau partenariat entre les institutions internationales, les pays en développement et les pays développés, créé pour appuyer la mise en œuvre des plans d’actions climat nationaux. Une plateforme collaborative aidera les pays à intégrer au mieux leur plan d’actions dans tous les secteurs et à tous les niveaux de prise de décision ; un outil intéressant, notamment pour mobiliser le secteur privé.

Au cours de la COP 22, l roi du Maroc Mohamed VI l’a rappelé, « la hausse des températures, le dérèglement des saisons, les sécheresses à répétition appauvrissent la biodiversité de notre continent, détruisent ses écosystèmes et hypothèquent son progrès, sa sécurité, sa stabilité », alors que l’Afrique n’émet que 4% des gaz à effet de serre.